Les médecins m’ont poussé à me faire opérer
Je me suis réveillé d'une vaginoplastie et j'ai su que c'était catastrophique. Les médecins ont qualifié mon regret de TOC. Maintenant, je parle pour que les autres sachent : vous n'êtes pas mauvais si vous le regrettez, et vous n'êtes pas seul.
Vue d'ensemble
Richie Herron, un homme gay souffrant d’un TOC sévère non traité, raconte comment des professionnels de santé l’ont poussé à subir une vaginoplastie à 31 ans, le laissant avec des douleurs chroniques et sans sensation sexuelle. Ayant regretté l’opération immédiatement, il a été manipulé par la clinique de genre — son regret étant balayé comme un trouble mental — puis il a été renvoyé. Aujourd’hui détransitionné, il prend la parole pour mettre en garde les autres et offrir du soutien à ceux qui se sentent piégés par leurs regrets.
Résumé Complet de la Vidéo
Richie Herron commence par raconter le moment où il s’est réveillé après une vaginoplastie et a su instantanément que « ça a tourné catastrophiquement mal ». Il décrit l’aspect post‑opératoire comme si « un animal avait mordu la zone », la chair meurtrie et gonflée étant si ouverte que « on aurait dit que j’avais trois vagins à un moment donné ». La seule sensation qu’il éprouve désormais est une « douleur profonde », et il a perdu toute capacité d’orgasme. Il dit avoir répété à la clinique de genre : « Je regrette, je n’aurais pas dû faire ça », pour se faire répondre : « non, tu ne regrettes pas », et voir son regret requalifié en symptôme d’un TOC préexistant et d’un « trouble de la personnalité instable » nouvellement diagnostiqué. Après un an à être « gaslighté », il a été renvoyé au moment où le confinement commençait, le laissant avec l’impression d’avoir été « jeté sur le bas‑côté ». Avec le recul, Richie dit qu’il ne s’est jamais réellement senti « comme une femme à l’intérieur ». Il était plutôt un homme gay de 27 ans souffrant d’un trouble obsessionnel‑compulsif sévère et non traité, d’une attirance pour le même sexe écrasante qu’il avait essayé de « faire disparaître par la prière » avec du porno, et d’un parcours de vie chaotique marqué par le divorce parental et l’isolement social. Il qualifie les cinq années de « thérapie de genre » qu’il a suivies de coaching idéologique — un « entraînement » à la théorie queer qui requalifiait chaque malaise en « cissexisme » ou en « transphobie intériorisée ». Lorsqu’il a exprimé des réticences à propos de la chirurgie, on l’a averti que s’il n’en voulait pas, il serait exclu de la clinique — une menace proférée à un moment où il abusait aussi de substances et se trouvait dans une vulnérabilité aiguë. La phrase « vous êtes un candidat idéal pour une chirurgie de réassignation sexuelle » a été répétée si souvent, dit‑il, que cela a fini par ressembler à une compétition qu’il gagnait. Richie estime que le parcours médical lui a été présenté sans presque aucune discussion réaliste des risques. Il énumère des complications dont il n’aurait jamais été averti — une sténose urétrale rendant la miction atrocement douloureuse, la nécrose, la perte permanente de la sensibilité érotique — et note que la feuille de consentement « n’entre pas dans suffisamment de détails ». Il décrit aussi l’étrangeté de la consultation préopératoire : le chirurgien lui a à peine parlé, l’infirmière‑chef a seulement vérifié qu’il avait terminé l’épilation, et la dernière fois qu’il a vu son anatomie masculine intacte, c’était la veille de l’opération, lorsqu’il s’est demandé : « qu’est‑ce que je fous ? ». Il considère désormais l’ensemble du processus comme une forme de « duperie » qui exploite des personnes qui, comme lui, cherchent désespérément une échappatoire à la maladie mentale et à l’isolement. Depuis qu’il a rendu son histoire publique il y a deux ans et demi, Richie dit avoir été attaqué en tant que « profiteur », « fasciste » et « TERF », et affirme que les personnes détransitionnant sont soumises à des exigences impossibles alors que les personnes en transition ne sont pas tenues de reconnaître le regret. Il souligne que prendre la parole lui a sauvé la vie et lui donne un but : « Je veux juste que les gens sachent que si vous regrettez, vous n’êtes pas une mauvaise personne. » Il exhorte quiconque envisage une chirurgie à « se rendre service et ne pas faire ça », soutenant que les données statistiques montrent que la suicidalité postopératoire augmente plutôt qu’elle ne diminue. Aujourd’hui, il vit de nouveau en tant qu’homme, est en couple, et trouve du sens dans le fait d’offrir aux autres la permission d’être honnêtes au sujet de leur propre regret.