L’expérience masculine de la détransition

Quand il est socialement acceptable de constamment critiquer les hommes… ils ont tendance à se suicider… Les hommes préfèrent renoncer à leur masculinité ou mourir plutôt que de subir la misandrie.

Vue d'ensemble

Waffling Willow explique pourquoi les hommes ayant détransitionné prennent presque jamais la parole publiquement : les féministes radicales et libérales les qualifient de « pervers », tandis que la communauté trans les harcèle pour qu’ils se réidentifient comme femmes, les laissant sans aucun soutien. Il soutient que la misandrie — de la part des féministes comme des femmes trans — présente la masculinité comme irrémédiablement mauvaise, si bien que les hommes ayant détransitionné soit retransitionnent pour retrouver l’acceptation, soit se suicident.

Résumé Complet de la Vidéo

Dans « The Detransitioned Male Experience », Waffling Willow — qui se définit comme un homme ayant détransitionné — commence par souligner à quel point il est rare que des hommes comme lui parlent publiquement de la détransition. Il affirme que la plupart des hommes ayant détransitionné se taisent ou sont harcelés jusqu’à être chassés des plateformes, et il veut expliquer pourquoi. Il énumère cinq raisons principales : (1) contrairement aux femmes ayant détransitionné, les hommes ayant détransitionné ne sont pas « emportés » par des féministes radicales ou libérales ; (2) la société considère tout retour à une vie d’homme comme un « retour au mal », surtout si l’homme est blanc ; (3) les hommes manquent de réseaux de soutien collectifs ; (4) les hiérarchies masculines punissent l’efféminement ; et (5) les femmes trans se sentent souvent en droit d’exercer une misandrie directe envers les hommes ayant détransitionné. Il avertit que la vidéo offensera à la fois des femmes trans et des féministes, puis insiste sur le fait que « pas toutes » les personnes de l’un ou l’autre groupe ne se comportent ainsi. Willow soutient que les féministes radicales et libérales, ainsi que de nombreuses voix dites « gender-critical », accueillent les hommes ayant détransitionné par des accusations d’autogynéphilie et de « perversion », les poussant à quitter Internet. À l’inverse, les femmes ayant détransitionné sont accueillies comme des « victimes innocentes du patriarcat » et reçoivent un soutien émotionnel et social. Cette disparité, affirme-t-il, convainc de nombreux hommes efféminés ou qui se détestent eux-mêmes que rester — ou retransitionner — dans une persona féminine est plus sûr et plus socialement gratifiant. Il relie cette dynamique à une misandrie culturelle plus large : la testostérone est présentée comme une « drogue violente », la masculinité est assimilée à la criminalité et à la prédation, et l’on apprend aux garçons à voir leur propre sexualité comme intrinsèquement nuisible. Dans un tel environnement, la transition peut sembler être une échappatoire à la fois à la condamnation féministe et au harcèlement des mâles « alpha ». Il décrit ensuite la « hiérarchie masculine » qu’il perçoit : les hommes hétérosexuels masculins au sommet, puis les hommes hétérosexuels moins « macho », les hommes gays masculins, les hommes hétérosexuels efféminés, et enfin les hommes gays efféminés. Un homme ayant détransitionné qui a féminisé son corps par des hormones ou une chirurgie se retrouve tout en bas, confronté aux moqueries des hommes dominants et à la suspicion des femmes. Willow introduit aussi le concept de « transmaxing », selon lequel des incels s’identifiant comme tels transitionnent parce qu’ils pensent que même une « femme laide » a de meilleures perspectives sexuelles qu’un « homme laid ». Une fois qu’une personne a subi une chirurgie génitale, la détransition peut sembler impossible, menant soit à une retransition, soit à un désespoir suicidaire. Tout au long, il souligne que les hommes sont découragés de montrer leur vulnérabilité, de se faire des câlins ou de nouer des liens platoniques intimes, tandis que se présenter comme femme peut donner accès à l’affection physique et à une communauté. Enfin, Willow décrit comment des femmes trans elles-mêmes attaquent parfois les hommes ayant détransitionné, projetant leurs propres insécurités et cherchant à faire taire des récits susceptibles d’ébranler leurs identités. Il dépeint ces femmes trans comme « se détestant elles-mêmes », misandres et désespérées d’empêcher les hommes ayant détransitionné de leur rappeler ce qu’elles pourraient devenir. Le résultat cumulatif, conclut-il, est que les hommes ayant détransitionné soit retransitionnent pour retrouver le soutien de la communauté trans, soit « se suicident », parce que la culture dominante n’offre aucune autre forme de refuge. Il termine en invitant les hommes ayant détransitionné à rejoindre deux serveurs Discord listés dans la description — l’un mixte et l’autre réservé aux hommes — dans l’espoir de fournir la solidarité qui, selon lui, fait autrement défaut.