Les affirmations de 'faible regret' révélées comme erronées—les véritables taux de détransition restent inconnus

Le taux de détransition est inconnu

Authors
J. Cohn
Journal
Archives of Sexual Behavior
Year
2023

Summary

Low regret figures such as 0.3–0.6% are often quoted to show that detransition is rare. In this opinion piece, J. Cohn argues that the true rates are unknown. He sets four conditions for a sound study: long enough follow-up (published times to regret range from about 3 to over 10 years), few people lost along the way, clear definitions and suitable measures, and patients like today's, who are mostly teenage girls. None of the studies in a 2021 review of surgery regret followed at least 85% of people for 8 or more years. Studies reporting higher rates fail the same tests. It is a useful checklist for reading regret studies, but it offers argument, not new data. Some of its cut-offs are judgement calls, and the author works with SEGM (the Society for Evidence-Based Gender Medicine), which urges caution in youth gender medicine.

Key findings

  • Cohn soutient que les taux d'arrêt, de détransition et de regret après un traitement médical lié au genre ne sont pas connus. Il ne prétend pas que les vrais taux sont élevés ou bas.
  • Les chiffres de regret souvent cités de 0,3 à 0,6 % proviennent surtout d'adultes traités selon des règles plus anciennes et plus strictes, et non des patients d'aujourd'hui, qui ont surtout connu leur première détresse de genre à l'adolescence et sont majoritairement des femmes.
  • Les délais publiés avant le regret ou la détransition sont longs : d'environ 3 ans dans une enquête auprès de détransitionneurs à près de 11 ans en moyenne après l'ablation des testicules ou des ovaires dans les données néerlandaises, avec des délais typiques d'environ 7,5 à 8 ans dans les données suédoises.
  • En appliquant un minimum prudent de 8 ans, aucune des études d'une revue de 2021 sur le regret après chirurgie (Bustos et collègues) n'a suivi au moins 85 % des patients et suivi tout le monde pendant 8 ans ou plus.
  • Les études qui ne comptent que les personnes qui fréquentent encore une clinique du genre, ou qui n'interrogent que celles qui se voient encore comme trans, passent à côté de groupes entiers de personnes qui regrettent ou font une détransition. Dans une enquête, environ un quart seulement des détransitionneurs l'avaient dit à leur clinicien.
  • Les études rapportant des taux plus élevés, comme près de 30 % d'arrêt des hormones en quatre ans dans les données de l'armée américaine, ne répondent pas non plus aux mêmes critères.
  • Cohn conclut que les personnes qui envisagent une transition médicale devraient être informées que le risque de regret ou de détransition est inconnu, dans le cadre du consentement au traitement.

Conclusion

The detransition rate is unknown. Existing studies claiming low regret or detransition rates (0.3-0.6%) are unreliable due to methodological flaws including: insufficient follow-up time (often shorter than observed median times to regret of 7.5-8 years), high loss to follow-up, inappropriate measurement instruments, and non-representative samples that differ from current patient populations. The frequently quoted extremely low rates are based on studies with adults who underwent extensive screening under older protocols, not the current adolescent-onset cohort with different characteristics. Until properly designed long-term studies are conducted with adequate follow-up duration, small loss to follow-up, appropriate definitions and measurement tools, and relevant samples, the true rates of discontinuation, detransition, and regret cannot be determined. This uncertainty should be communicated to patients and families as part of informed consent for gender-affirming medical interventions.