Endocrinologue : les anciens faibles taux de regret pourraient ne plus valoir alors que la détransition augmente

La détransition chez les personnes transgenres et de genre divers : un phénomène croissant et de plus en plus complexe

Authors
Michael S. Irwig
Journal
Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism
Year
2022

Summary

In this short opinion piece, a hormone doctor at Beth Israel Deaconess and Harvard reacts to a US military health study in which about 30% of patients had stopped hormones within four years. He compares this with older figures, such as Dutch regret rates under 1%, which are weakened because 36% of people were lost to follow-up. He also points to surveys of detransitioners, who often never told their doctors. His argument is that care has changed: hormones are easier to get on consent alone, there are fewer mental health checks, and more patients are young, female-born or nonbinary. So old low regret figures may not hold, and detransition is probably rising. He urges full information about permanent effects before treatment, research comparing ways of providing care, and kind support for detransitioners. It is a reasoned expert opinion, not a study.

Key findings

  • Roberts et autres (2022) ont trouvé que 70 % de 952 patients issus de familles militaires américaines (âge moyen d'environ 19 ans) prenaient encore des hormones après 4 ans : 81 % des femmes trans mais seulement 64 % des hommes trans.
  • Les hommes trans avaient plus de deux fois plus de probabilités d'arrêter, et les personnes ayant commencé les hormones à 18 ans ou plus environ 1,7 fois plus, mais les raisons de l'arrêt n'étaient pas connues.
  • L'auteur note que les taux de regret néerlandais après l'ablation des testicules ou des ovaires (0,6 % chez les femmes trans, 0,3 % chez les hommes trans) sont peut-être trop bas, car 36 % des personnes ont été perdues de vue.
  • Il cite une enquête où seuls 24 % des détransitionneurs l'avaient dit à leur médecin ; les décomptes fondés sur les dossiers de cliniques passent donc probablement à côté de nombreux cas.
  • Il soutient que les hormones prescrites sur simple consentement, la réduction des évaluations de santé mentale et le glissement vers des patients nés femmes et non binaires rendent probable une hausse de la détransition.
  • Il conclut que les anciens taux faibles de regret et de détransition ne s'appliquent peut-être pas aux patients d'aujourd'hui, et appelle à des recherches comparant les soins sur simple consentement à l'approche néerlandaise en équipe.

Conclusion

Irwig concludes that a proportion of transgender and gender-diverse patients discontinue hormone therapy, which endocrinologists may overlook because many who detransition stop attending clinics. Several factors give reason to believe detransition may increase and that low regret rates from earlier populations may no longer apply: rising numbers, the shift to the informed consent model, a likely smaller share receiving adequate mental health evaluation, and a shift toward more patients assigned female at birth and nonbinary. Endocrinologists should ensure patients receive adequate, comprehensive information on benefits and risks, especially irreversible effects. Research should compare outcomes of informed-consent and Dutch-style interdisciplinary models. Care for those who detransition should remain compassionate.