Troubles de l'identité de genre chez les jeunes en Allemagne : prévalence et tendances, 2013–2022

Authors
Christian J. Bachmann, Yulia Golub, Jakob Holstiege, Falk Hoffmann
Journal
Deutsches Ärzteblatt International
Year
2024

Summary

Using German public health insurance billing records on about 14 million people aged 5 to 24, researchers tracked diagnoses of 'gender identity disorder' from 2013 to 2022. Confirmed diagnoses rose about eight-fold, from about 1 in 4,400 to about 1 in 570, with the steepest rise in teenage girls. In 2022, 72.4% of people with the diagnosis also had another mental health diagnosis, most often depression and anxiety. Of those diagnosed in 2017, only 36.4% still had the diagnosis five years later. The authors say the data cannot explain the rise. It could reflect a real increase, more awareness, less stigma, better services or over-diagnosis. They say how few kept the diagnosis, and how common other mental health problems were, should shape advice on starting medical transition. As a short look at billing codes, it shows population trends but little about individual people's histories.

Key findings

  • Les diagnostics confirmés de « trouble de l'identité de genre » chez les assurés de 5 à 24 ans sont passés de 22,5 à 175,7 pour 100 000 (d'environ 1 sur 4 400 à 1 sur 570) entre 2013 et 2022, soit une multiplication par huit ; avec un décompte plus strict (diagnostiqué dans au moins deux trimestres de facturation), on passe de 15,2 à 132,6 pour 100 000.
  • Les taux étaient les plus élevés chez les filles de 15 à 19 ans presque chaque année, atteignant 452,6 pour 100 000 (environ 1 sur 220) en 2022 ; les garçons étaient plus nombreux que les filles avant la puberté, les filles plus nombreuses que les garçons à partir de la puberté, et les sexes s'égalisaient chez les jeunes adultes.
  • Un code de diagnostic plus ancien et apparenté est passé de 216,7 à 73,7 pour 100 000 sur les mêmes années, ce que les auteurs attribuent surtout au changement de code par les médecins ; même ainsi, les deux codes combinés ont encore augmenté avec le décompte plus strict (51,9 à 149,8 pour 100 000).
  • En 2022, 72,4 % des 24 624 personnes ayant le diagnostic avaient au moins un autre diagnostic de santé mentale : dépression chez 49,3 % des hommes et 57,5 % des femmes, anxiété chez 23,5 % et 34,0 %, et trouble de la personnalité borderline chez 12,1 % et 17,6 %.
  • Sur 7 885 personnes diagnostiquées en 2017, seules 36,4 % avaient encore le diagnostic en 2022 ; c'était moins de la moitié dans chaque tranche d'âge et le plus bas (27,3 %) chez les filles de 15 à 19 ans.
  • Les auteurs disent que les données de facturation ne peuvent pas expliquer la hausse, et recommandent que les conseils sur le début d'une transition médicale à l'adolescence tiennent compte de la fréquence à laquelle le diagnostic ne dure pas et de celle des autres problèmes de santé mentale.

Conclusion

Our data do not allow any conclusions to be drawn about possible causes (for example, actual prevalence increase, increased awareness, decreased stigmatization, improved health care services, overdiagnosis) for the increase in the prevalence of F64 diagnoses. ... The diagnostic persistence over the 5-year follow-up period of less than 50% in all age groups is in line with the literature and presumably reflects the fluidity of the concept of gender identity in childhood and adolescence; however, it could also be interpreted as an indication of the need for a comprehensive, standardized diagnostic procedure. ... There is a need for further research into what causes the low diagnostic persistence and the observed increase in prevalence. In the meantime, diagnostic stability and the high prevalence of concomitant mental disorders should be taken into account in the recommendations on the initiation of gender reassignment treatment in adolescence.